mercredi 30 avril 2008

Phase 3 : Schéma de distribution

Schéma de distribution :

Notre schéma de distribution se base sur un principe : la « demand chain »

En effet, la fabrication de tee-shirt part uniquement d’une commande client : nous sommes donc en flux tiré.

Le principal avantage de ce mode de fonctionnement est le suivant : notre entreprise n’a pas de stocks ! (et donc pas de besoin en locaux de stockage et en assurance contre le vol).

Voici donc notre schéma de distribution :





Suite à notre démarchage et à un devis, le client passe une commande en tee-shirts customisés.

Nous relayons cette commande vers notre fournisseur, qui fabrique les tee-shirts selon le cahier des charges client (couleur, logo, etc).

Après 8 jours, notre fournisseur tient à notre disposition, dans son local, la commande du client.

Nous envoyons dès lors notre transporteur, qui assure la livraison au client.


Cependant, pour les premières commandes, et ensuite suivant un plan d'échantillonage, nous effectuerons des contrôles qualité, avant que notre transporteur ne retire la marchandise chez notre fournisseur.

Ces contrôles nous permettrons de faire une évaluation Qualité de notre fournisseur principal.

Phase 3 : Recherche de fournisseurs

Recherche de fournisseurs :

Pour rappel, notre cœur de métier est le suivant : vente de tee-shirts customisés.

La fabrication des tee-shirts est donc un élément que nous désirons sous traiter.

Dans ce cadre, nous nous sommes livrés à une recherche de fournisseur.

Cette recherche a été effectuée à partir des exigences exprimées dans notre cahier des charges (voir partie 1 : Cahier des charges fonctionnel).

Pour des raisons de confidentialité, nous ne présenteront pas, sur ce blog, les tarifs appliqués par le fournisseur retenu.

Cependant, ces tarifs seront présentés dans le rapport écrit, et lors de la soutenance du projet UE3.

Enfin, comme précisé dans l’analyse des risques, nous avons également prospecté un autre fournisseur potentiel, en cas de cessation d’activité du fournisseur principal, ou en cas de litige grave donnant fin à notre collaboration.

lundi 28 avril 2008

Phase 3 : Communication / Publicité

Produits pour association

Le type de contact que nous souhaitons développer pour attirer les associations dépend des caractéristiques du marché que nous souhaitons aborder.
La publicité nous permettrait de toucher un nombre de clients important (notamment au niveau géographique) mais nous serions noyés parmi des concurrents très nombreux.
Notre stratégie consisterait donc à réduire l’espace géographique mais en nous distinguant de nos concurrents par nos prix. Il s’agirait de baser notre recherche de clients sur une prospection directe ou téléphonique. Notre société et notre fournisseur principal étant situés dans les environs de Champs-sur-Marne, nous nous adresserions aux associations des villes limitrophes et aux bureaux d’étudiants de l’Ile de France.



Produits de notre propre marque

Afin de faire connaitre notre propre marque, la publicité nous semble, dans ce cas, incontournable.
Sachant que les clients visés seront âgés entre 20 et 30 ans, nous souhaitons profiter des bureaux d’étudiants (BdE) pour diffuser nos créations. Il s’agirait de faire un partenariat afin qu’ils nous permettent d’une part de faire des dons au moment des évènements étudiants et d’autre part de distribuer des flyers.
La première année, la totalité des ventes de tee-shirts de notre marque permettrait de financer les dons et la création de flyers.
Pour les deuxième et troisième années, nous souhaitons investir d’avantages dans la distribution de flyers et la mise en place d’affiche afin d’accroitre nos ventes. Cette publicité serait mise en place dans les espaces où se situe le plus de clients potentiels. Il s’agirait d’université, d’école ou de lieux « branchés » tels que Chatelet-les-Halles.



Internet

La création d'un site internet n'est pas oubliée, mais nous n'espérons pas réaliser l'essentiel de notre chiffre par ce moyen de communication. Il s'agirait d'un moyen supplémentaire de nous faire connaître et de réaliser quelques ventes. En fonction des résultats obtenus, nous envisagerons un développment plus ou moins important du site.

jeudi 24 avril 2008

Phase 2 : Business Plan






















Phase 2 : Analyse budgétaire prévisionnelle

1ère année




2ème année




3ème année


Phase 2 : Détermination du statut et parts du capital

S.A.R.L

Une société à responsabilité limitée, également connue sous le sigle SARL est une forme de société dont la vocation est commerciale.

Historique :

La SARL, dont le caractère juridique est quelque peu ambivalent, car on ne peut pas la qualifier ni de société de personnes ni de société de capitaux, a été développée en Allemagne par une loi datant de 1893.

Caractéristiques juridiques :

- Capital : La loi pour l’initiative économique de 1er aout 2003 a supprimé l’obligation du capital minimum qui était de 7500€ ; il est donc légal d’ouvrir une société avec un capital d’un euro. Toutefois le capital social est un gage de confiance vis-à-vis des banques et organismes prêteurs ou des créanciers. Il est également un indice pour les partenaires, car on aura plus tendance à faire affaire avec une société qui a un capital important.

Le capital est divisé en parts sociales et sa répartition est mentionnée dans les statuts. Cela permet notamment d’organiser la répartition des pouvoirs au sein des sociétés (associé majoritaires et minoritaires, important dans le vote des décisions). Les parts sociales doivent être souscrites en totalités par les associés. Elles doivent être intégralement libérées lorsqu’elles représentent des apports en nature.

Les différents apports :

- Les apports en numéraire
- Les apports en nature (biens, stocks, créances)
- Les apports en industrie sont désormais autorisés (compétence particulière, « tour de main », expertise)

Associés (personnes physiques ou morales) :

- Minimum : 2
- Maximum : 100
- Leur responsabilité est limitée à leurs apports.


La SARL est une forme juridique avec des formalités de création et de fonctionnement un peu plus contraignantes et plus couteuses que l’entreprise individuelle. Elle offre la « responsabilité limitée » des associés.

Cette structure peut être choisie s’il y a un besoin de travailler en commun et quand les associés prévoient une forte expansion de la société.




En conclusion, le statut de S.A.R.L convient parfaitement à notre activité et à la structure de notre entreprise.
Les apports de chacun, ainsi que les parts du capital, sont décrits dans le business plan
.

Phase 2 : Phasage et organigramme des tâches

Organigramme des tâches :



Phasage :



Phase 1 : Analyse de risques

Droit d’auteur et propriété intellectuelle :

L'ensemble de ces droits est codifié en France dans le Code de la Propriété Intellectuelle :
Art L 511 Art L 513
Art L 512 Art L 521

La loi reconnaît deux types de droits concernant la propriété intellectuelle :
- le droit d’auteur pour les œuvres originales
- Le dépôt de dessin et modèle pour les œuvres nouvelles

Tout auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit, du simple fait de sa création, du droit d'auteur.
Le droit d’auteur protège une œuvre pendant la vie de l’auteur et 70 ans après sa mort (pour ses ayants droit).
Le dépôt protège une œuvre pendant, au maximum, 25 ans après la date de dépôt.

L'originalité d’une œuvre est couramment admise lorsqu'elle porte l'empreinte de la créativité et qu'elle témoigne de la personnalité et de la sensibilité de son auteur.
Cette originalité est laissée à l'appréciation des juges du fond qui doivent rechercher si l'oeuvre présente ou non, un caractère original, et définir en quoi consiste l'apport intellectuel de l'auteur.

Une œuvre est considérée comme nouvelle si, à la date de dépôt de la demande d’enregistrement auprès de l’INPI (Institut National de la Protection Intellectuelle), aucun dessin identique n’a été divulgué.

Afin de faciliter la démonstration de la « paternité » d’une œuvre, les créations destinées au grand public sont généralement déposées à l’INPI


Les droits liés au droit d’auteur :
- de droits “moraux” qui vous protègent en tant qu’auteur. Vous pouvez ainsi vous opposer à une divulgation de votre oeuvre qui serait faite sans votre consentement, à une utilisation qui dénaturerait votre oeuvre ou encore revendiquer que votre nom soit mentionné. Ce droit moral est perpétuel et vous ne pouvez pas le céder;
- de droits “patrimoniaux” qui vous permettent d’interdire ou d’autoriser l’utilisation de votre oeuvre et de percevoir, dans ce cas, une rémunération en contrepartie. Le droit patrimonial dure jusqu’à 70 ans après la mort de l’auteur ou après la divulgation si l’oeuvre appartient à une personne morale (société, association).


En cas de contrefaçon reconnue, ou de violation du droit d’auteur ou du dépôt légal, voici les sanctions prévues par le code de la propriété intellectuelle :
- 3 ans d’emprisonnement et une amende de 300 000 €
- Fermeture totale ou partielle, pour une durée maximale de 5 ans, de l’établissement ayant servi à commettre l’infraction.
- Indemnisation de la perte de la marge que la contrefaçon a fait subir à l’auteur, et de la perte de valeur que subit le produit du fait de la dépréciation due à l’existence de contrefaçons

Tableaux d'analyse des principaux risques identifiés :





mercredi 23 avril 2008

Phase 1 : Etude de marché (clients potentiels)

I. Les associations
4 français sur 10 sont dans une association.
Autour de Champs sur Marne, le nombre d’associations est réparti comme suit :
· Champs sur marne = 120 associations
· Noisiel = 150 associations
· Lognes = 50 associations
· Gournay sur Marne = 35 associations
· Noisy-le-Grand = 200 associations
· Torcy = 135 associations
· Pontault-Combault = 130 associations
· Chelles = 300 associations
· Saint Thibault des Vignes = 40 associations
· Ozoir-la-Ferrière = 110 associations
· Croissy Beaubourg = 25 associations
· Roissy en Brie = 24 associations

Il y a donc 1319 associations qui pourraient être intéressé par notre offre de personnalisation de tee-shirt.
Les associations organisent régulièrement des évènements et il peut être nécessaire aux organisateurs de se différencier. Le tee-shirt peut être une solution.
Le tee-shirt est également un vecteur de communication important, ce qui implique des ventes potentiels supplémentaires.
Il est à noter que le nombre d’association croit d’année en année (4% de croissance entre 2005 et 2006) et qu’il en ait de même pour leur budget (2.5% de croissance). Le nombre de client potentiel est donc croissant dans le temps.

II. Les bureaux d’étudiants (BdE)
Suite à différentes recherches, nous observons que les évènements organisés par les bureaux étudiants (soirée, après-midi sportive, journée d’intégration…) sont accompagnés de dons ou de vente de tee-shirt à l’image de l’école.
Exemples :
· L’Ecole centrale de Lyon commande chaque année 500 tee-shirts pour les journées d’intégration.
· Une réunion de formation STAPS organisée en mai 2007 pour laquelle les organisateurs ont acheté 200 tee-shirts.

Cette voix de distribution semble très demandeuse et certains BdE ayant des budgets très conséquent, notre offre pourrait leur convenir.

Aujourd’hui en France (source CAPCAMPUS.COM) :
- 205 écoles d’ingénieurs
- 93 écoles de commerce
- 90 universités
- 145 IUT
Soit 533 établissements

Région Ile de France :
- 53 écoles d’ingénieur
- 29 écoles de commerce
- 18 universités
- 37 IUT
Soit 137 établissements
Région Rhône-Alpes :
- 25 écoles d’ingénieurs
- 7 écoles de commerce
- 8 universités
- 17 IUT
Soit 57 établissements

Région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA) :
- 16 écoles d’ingénieurs
- 7 écoles de commerce
- 7 universités
- 9 IUT

Le nombre d’établissements est quasiment équivalent au nombre de bureaux des étudiants, organisateurs principaux d’évènements ( soirées étudiantes ou journées d’intégration).
Dans le milieu scolaire, nous pouvons aussi viser les associations étudiantes qui sont au nombre de 10000 en France (en faisant le rapprochement entre le nombre d’établissement en France et en Ile de France, on arrive à 2500 associations en Ile de France) avec pour chacune des activités qui peuvent nécessiter l’acquisition de tee-shirts.

Notre approche consisterait d’abord à contacter les associations d’écoles (ingénieurs, université, IUT…) et bureaux des étudiants se situant en région parisienne. Puis dans les années suivantes, il s’agirait de se diriger vers d’autres régions « étudiantes » telle que la région Rhône Alpes et la région Provence Alpes Côte d’Azur.
Du fait de la régularité des évènements étudiants et des quantités pouvant être commandées une distribution de 300 tee-shirts par mois semble réalisable pour les BdE (moyenne étendue sur toute l’année en comptant les vacances scolaires).
Pour les associations étudiantes, le nombre d’adhérent étant variable, il semble justifier d’estimer à 50 les quantités de tee-shirt pouvant leur être commandées.

III. La vente personnelle
Par l’intermédiaire des deux voix de distribution précédentes, nous souhaitons aussi faire la pub de notre marque (Utopie) et attirer une clientèle intéressée par nos créations. Pour atteindre cet objectif, les ventes de tee-shirts au associations ou BdE seraient accompagnées de dons de tee-shirt à distribuer gratuitement, assurant ainsi notre reconnaissance.
Pour la première année, nous n’espérons pas faire de bénéfices avec cette distribution. L’argent gagné sera réinvesti dans la publicité pour la marque.
Pour la seconde année, nous étudierons les résultats obtenus l’année précédente afin de mieux cibler la clientèle, et le mode de distribution le mieux adapté. La catégorie d’âge est déjà choisie (20-30 ans) mais il reste à évaluer les villes d’Ile de France (voire autres régions si possible) pour lesquelles il y aura le plus de demandeurs.
Pour la troisième année, nous espérons continuer le développement de la marque avec des ventes de plus en plus importantes. Avec cette croissance, nous avons pour objectif de commercialiser d’autres produits (sweat-shirt, sac à main…) au cours de la 5ème année.
Parallèlement, nous pensons mettre en place un service de création de logo par la collaboration avec des dessinateurs. Le client nous exprimerait son besoin (logo pour tee-shirt) et nous lui apporterions différents solutions. Ce service serait facturé mais son prix dépendrait du nombre de tee-shirt à produire ensuite.

IV. La concurrence
La vente de tee-shirts personnalisés s’est surtout développée par le biais d’internet et le nombre de vendeurs est désormais très important.
Notre approche est différente car nous n’attendons pas que le client vienne à nous. Nous souhaitons nous même proposer nos services et c’est pourquoi il est nécessaire de définir le périmètre de nos recherches. Ce dernier sera agrandi au fur et à mesure des années si les résultats le permettent.
Après études des différents concurrents sur le net, le prix de vente variera entre 9€ et 15€ (pour 1 tee-shirt taille L avec 1 logo) selon les quantités commandées ; prix concurrentiel vu la qualité du tee-shirt et de l’impression.

Il est à noter que la création d’un site internet reste cependant incontournable dans ce domaine et il peut nous permettre de développer notre propre marque.

lundi 21 avril 2008

Phase 1 : Etude de marché (article journal 20 minutes)

Phase 1 : Etude de marché (Interview journal Libération du 30 août 2006)

Selon André Beirnaert, ancien directeur de l’IFM (Institut Français de la Mode) :

« La customisation recèle une extraordinaire perspective d’emploi dans nos pays éduqués et riches d’une culture de qualité et de service ».

«Un des postulats de la personnalisation […] est que la possibilité donnée à l’utilisateur d’apporter sa touche personnelle renforce sa perception de variété et son intérêt conséquent ».

« Le consommateur européen recherche de plus en plus des produits personnalisés »

« Plutôt que de solder des stocks de vêtements invendus, pourquoi ne pas fabriquer sur commande le produit adapté à la morphologie et au goût de chacun autour d’un choix de tailles et d’options ? »

« La surproduction mondiale et la multiplication des séries génèrent des invendus et des pertes de marges. En France, le poids des soldes et promotions dans la consommation de vêtements en valeur avoisine 30 % en 2006. »

Dans ce contexte, la création d’une entreprise basé sur le modèle des donneurs d’ordre, et ayant pour principale activité la transformation et la vente de tee-shirts « personnalisés », peut s’avérer une démarche intéressante.

Preuve en est la réussite dans ce domaine d’une toute jeune entreprise : La Fraise


La Fraise ? Sans les blogs, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux, ce site communautaire n'aurait sans doute jamais existé.
En trois ans, ce cyber commerce de tee-shirts aura réussi à vendre des centaines de créations aux quatre coins du monde, devenant le lieu de rendez-vous de la communauté des graphistes indépendants.
Créé par Patrice Cassard, un graphiste stéphanois à l'époque sans emploi, La Fraise soumet des idées de créations de tee-shirts envoyées par des internautes à l'avis d'autres internautes qui votent (12 000 à 15 000 votes par mois) pour décider ceux qui méritent d'être imprimés.
Popularisé par le blog de son «patron», longtemps seul employé de cette micro-entreprise, La Fraise n'a cessé de grandir sans jamais dépenser un euro de publicité et affichait cet été un chiffre d'affaires de 100 000 euros par mois.Un conte de fée qui, en juillet, a convaincu un site allemand d'objets personnalisables de signer un chèque de deux millions d'euros à Patrice Cassard pour lui acheter sa petite entreprise en ligne. «Certaines propositions ne se refusent pas, au pire, elles se discutent», commente le patron blogueur sur La Fraise en annonçant sa retraite à... 35 ans

Phase 1 : Analyse sectorielle

LEXIQUE ET ABREVIATIONS



PECO : Les Pays d’Europe Centrale et Orientale (PECO) sont une notion qui regroupe depuis les années 1980 les anciens pays communistes du centre et de l'Est de l’Europe, mise à part la RDA

UE : Union Européenne

OMC : Organisation Mondiale du Commerce.

GATT : Le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), en français Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, fut signé le 30 octobre 1947 pour harmoniser les politiques douanières des parties signataires. Le traité entra en vigueur en janvier 1948.
C'est un accord multilatéral de libre-échange qui globalement est censé faire baisser les prix pour les consommateurs, mieux utiliser les facteurs de production, favoriser l'emploi dans les secteurs où chaque pays détient un avantage comparatif.
Il disparaît en 1994, l'accord de Marrakech, aboutissant à la création de l'Organisation mondiale du commerce.

Donneurs d’ordres : Ils assurent les tâches de conception et de commercialisation du vêtement

Façonniers : Ils réalisent le montage du vêtement, en fonction des spécifications des donneurs d’ordres

Producteurs en compte propre : Ils intègrent tout le cycle de production d’un vêtement, allant de la conception jusqu’à la commercialisation.

Commerce Equitable : Il consiste à commercialiser des produits de petits producteurs de pays pauvres en garantissant :
- le respect de critères sociaux minimum
- la participation au développement durable des producteurs







INTRODUCTION :


Depuis 15 ans, l’industrie de l’habillement est profondément ébranlée par une concurrence étrangère exacerbée.

D’une part, les donneurs d’ordres français délocalisent massivement dans les pays à bas coûts salariaux ; d’autre part, la distribution s’approvisionne de plus en plus à l’étranger (on appelle cette pratique le « sourcing étranger »).

Face à cette concurrence étrangère de plus en plus virulente, notamment depuis la fin de « l’ accord multifibres » en 2005, l’industrie du textile et de l’habillement subit de profondes mutations et adopte de nouvelles orientations.
Les industriels abandonnent désormais la production, pour se tourner vers la créativité, la réactivité et le service.

Quelles ont été les éléments accélérant cette mutation ? Qu’elles sont les perspectives d’avenir pour cette industrie ?
Telles sont les questions auxquelles nous allons répondre, afin de pouvoir ainsi positionner notre produit, au sein d’une industrie en crise et en mutation.







I) Le sourcing étranger


A) Evolution

Les approvisionnements en dehors de l’Hexagone sont depuis une dizaine d’années, une orientation stratégique de la distribution et des donneurs d’ordres français.

En effet, il y a dix ans, 30 % des achats de façon et de sous-traitance étaient effectués à l’étranger, et les importations étaient trois fois supérieures à la production.
Aujourd’hui, 70 % des achats de façon et de sous-traitance sont effectués à l’étranger, et les importations sont dix fois supérieures à la production.

Les conséquences sur l’emploi sont très largement visibles :
- Au niveau national, 100 000 personnes travaillent dans la filière contre 700 000 il y a 30 ans. On estime l’érosion à 7% par an.
- Depuis 15 ans, les entreprises françaises du textile et de l’habillement ont perdues de nombreuses part de marchés, entraînant une suppression de 90 000 emplois (soit près de 60% des effectifs par rapport à l’année 1990 ; voir graphique ci-dessous)
- Au cours de cette même période, la production industrielle à été divisée par 10 (voir aussi graphique)



Les 4 zones géographiques qui alimentent le marché français restent inchangées au fil du temps, mais leurs parts du marché fluctuent fortement :


La Chine est donc le grand vainqueur de ce bouleversement, au détriment des pays de l’UE et de la Méditerranée.
Les importations chinoises se sont accélérées de manière fulgurante depuis fin 2004.
Quel événement a été le déclencheur de cette ascension vertigineuse?





B) Le problème chinois

Dates Clés :

Janvier 1948 : Création du GATT (ancêtre de l'OMC) et mise en place de quotas d'import.
1974 : Accords "multifibres" (les produits textiles sont soumis aux quotas) : protection des marchés nationaux
1994 : Accords de Marakech : création de l’OMC et retour progressif, sur 10 ans, de la libéralisation des échanges.
2001 : Adhésion de la Chine à l'OMC (voir lexique)
Décembre 2004 : Fin des quotas sur les produits textiles
Juin et Septembre 2005 : Accords de Shangaï et de Pekin
1er Janvier 2008 : Fin des accords de Shangaï et Pekin, et retour à un démantèlement total des quotas.


Explications :

Après la deuxième guerre mondiale, le GATT (voir lexique) a été crée afin d’améliorer les échanges et la circulation des produits.
Le but était de diminuer les risques de guerre (la fermeture des frontières ayant toujours été un facteur de conflits, des limitations ont été mises sur certains produits concernant les importations).

Cette accord concernait principalement l’agriculture et l’automobile, mais s’étendit rapidement au coton suite à la pression des producteurs américains
Le textile s’est appuyé sur cet accord pour obtenir du GATT, en 1974, son extension provisoire à toutes les matières : l’accord prend donc le nom d’ « accords multifibres ».

En 1994, les accords de Marrakech aboutissent sur 2 résolutions principales :
- Création de l’OMC
- Retour progressif à la libéralisation des échanges : les entreprises ont 10 ans pour se préparer à la suppression des quotas.

Suite à son adhésion à l’OMC en 2001, la Chine profite pleinement du démantèlement des quotas et affirme de manière incontestable son poste de 1er importateur en France.








Les répercussions au niveau des prix :

Les prix à l’importation ont chuté de 49% pour les tee-shirts. Néanmoins, cette baisse des prix à l’importation n’a eu aucune répercussion sur les prix à la consommation.

Les répercussions au niveau des emplois :

Les façonniers (voir lexique) qui n’ont que la grande distribution pour débouché peuvent nourrir de très fortes inquiétudes : pour 80 % d’entre eux, c’est quasiment la mort annoncée.



Solutions au problème chinois :

En réponse au raz de marée chinois, le parlement européen négocie avec la Chine les accords de Shangaï (Juin 2005) et de Pekin (Septembre 2005).

Ces accords provisoires, valables de septembre 2005 au 1er janvier 2008, portent principalement sur la mise en place de quotas sur l’importation chinoise de tee shirts, pull-overs, pantalons, chemisiers, robes et soutiens-gorge.

Depuis le 1er janvier 2008, un système commun de surveillance à été mis en place entre la commission européenne et la Chine.
Ce système, appelé à fonctionner pendant un an, a pour vocation de réagir en cas d’afflux trop important de tee-shirts ou de pantalons chinois.
Mais pourquoi ne pas avoir négocié de nouveaux quotas ?

Selon Mme Tokia Saïfi, député française ayant rédigée la résolution « Avenir du textile et de l’habillement après 2005 » :

« Le marché doit rester libre et concurrentiel, mais la concurrence doit être loyale […] tous les partenaires doivent respecter le mot d’ordre selon lequel une politique d’échange avec le reste du monde doit être fondée sur deux principes : l’équité et la réciprocité ».

Or, il est difficile de concurrencer un marché qui, comme le marché chinois, n'est pas libre. Les entreprises du textile chinoises sont encore des entreprises d'État et bénéficient d’aides qui faussent la concurrence (prêts sans intérêts auprès des banques d'État, subventions à l'exportation, aides déguisées, telle la fourniture gratuite d'électricité).

De plus, les entreprises qui veulent exporter vers l'Europe devraient respecter les droits de l'homme et les normes internationales sur l'environnement et le travail (ce qui n’est pas le cas de la plupart des entreprises textiles chinoises).

Ainsi, la remise en place de quotas n’est pas la solution la plus simple car, ne l’oublions pas, la Chine est le 2ème partenaire commercial de l’Union Européenne.

Même si il existe un excédent grandissant du côté chinois, l’UE exporte elle-même beaucoup en Chine : machines industrielles, voitures, avions, trains, etc…

De plus, certaines organisations non gouvernementales soulignent que limiter les importations chinoises signifie aussi limiter le développement de 100 millions de chinois qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté….
Afin d’éviter une crise identique à celle de 2005, les entreprises du secteur Textile / Habillement se sont dirigées vers une mutation profonde…






II) Mutation du secteur Textile / Habillement



A) Les 3 piliers de la nouvelle stratégie du secteur Textile / Habillement français



1) Valoriser la qualité, l’innovation et le luxe :

Aujourd’hui, le consommateur demande à ses vêtements davantage de souplesse, de protection, de résistance et de facilité d’entretien. Bien au-delà du confort et de l’esthétique, les notions d’hygiène, de santé et d’écologie interviennent de plus en plus dans ses choix.
Du coup, l’industrie textile rivalise d’imagination :
Les sous-vêtements se font antimicrobiens, la lingerie se parfume, les tee-shirts sont anti-UV, les cravates antitaches, les chaussettes respirantes, les blousons thermorégulants et les combinaisons éclairantes.
Désormais, les tissus « techniques », à haute valeur ajoutée, constituent l’une des branches encore porteuse dans le textile / habillement (+3% de croissance par an depuis 2005).
La France est aujourd’hui le 2ème producteur européen de textiles « techniques ».

De plus, les entreprises françaises se positionnent de plus en plus vers le marché « haut de gamme », le véritable point fort de l’habillement européen (Paris, Milan et Londres sont considérées comme les capitales de la mode).


2) Lutter contre les contrefaçons :

Tant que la créativité et l’innovation sont mises à mal par le piratage et la contrefaçon, il est difficile de faire valoir ces atouts essentiels.

Or la contrefaçon, sur le marché européen, provient à 70% de la Chine…

Il existe un moyen juridique pour lutter contre le commerce mondial de la contrefaçon : les accords ADPIC (Accords sur les Droits de Propriété Intellectuelle liés au Commerce).
Pour les députés européens, il faut donc que la Chine durcisse les sanctions à l’encontre de ceux qui violent ces règles.


3) Favoriser le Développement durable et l’image de marque :


En pleine expansion sur le marché européen, le Commerce Equitable devrait continuer à progresser de manière exponentielle, principalement grâce à l’introduction de ces produits dans la grande et moyenne distribution.






En 2000, seulement 9% des Français étaient en mesure d'expliquer ce qu'était le commerce équitable, en 2004 ils étaient 56% et 74% en 2005, selon une enquête Ipsos.





Par rapport à ses voisins européens, la France accuse cependant un net retard. En 2005, on n'y comptait que 165 boutiques spécialisées (contre 800 en Allemagne ou 412 aux Pays-Bas) avec un chiffre d'affaires de 9.3 millions d'euros (20 millions en Allemagne et 30.34 millions aux Pays-Bas).

Mais comme le rappelait Victor Ferreira, président de Max Havelaar France :
" Les producteurs attendent beaucoup du marché français car il dispose d'un gros potentiel. "

Dans le domaine du non alimentaire, le taux de croissance du Commerce Equitable est estimé à 10 % par an.

Selon un sondage IPSOS réalisé en octobre 2000, 90 % des personnes interrogées donnent leur préférence à un produit issu du commerce équitable, à qualité égale.

Qu’en est il du surcoût ?

Le, surcoût du Commerce Equitable concerne principalement :
- le revenu supplémentaire attribué au salarié pour atteindre un niveau décent de rémunération
- la prime de solidarité attribuée aux centres de production pour le financement de projets économiques, environnementaux ou sociaux.

La masse salariale nécessaire pour la fabrication ne représente pas plus de 10 % du produit final.Par exemple, pour des chaussures de sport, une augmentation de 1% du prix final permettrait l’augmentation de la masse salariale de 58 % !



B) L’évolution des acteurs du Textile français :

Les Donneurs d’ordre (voir lexique) :

Ils sont les grands gagnants des mutations engagées.

En effet, ils représentent aujourd’hui 65 % du chiffre d’affaires du secteur de l’habillement (alors qu’ils en représentaient 45% en 1990).

En délocalisant leur sous-traitance, les donneurs d’ordre dégagent des fonds supplémentaires pour investir en création et en distribution.


Les façonniers (voir lexique) :

Sans aucun doute, ils sont les plus touchés par la mondialisation et le raz de marée chinois.
De 2000 à 2005, leurs effectifs ont fortement chutés, passant de 26 000 à 7 500 salariés.

Dans cet environnement concurrentiel rude, ils s’adaptent aux stratégies des donneurs d’ordre, en :
- Faisant des textiles « techniques » et de leur savoir-faire, un facteur de différenciation
- Se centrant sur l’industrie du luxe, qui exigent un savoir-faire spécifique et une proximité
- Offrant de nouvelles prestations, telles que l’accompagnement à la conception et la logistique.


Les producteur en compte propre (voir lexique) :

Alors que ces industriels contrôlent, par définition, tout leur processus de production, ils deviennent de plus en plus donneurs d’ordre en délocalisant une partie de leur production dans les pays à bas salaire.
Entre 2002 et 2007, les producteurs en compte propre ont augmenté de 30 % leurs importations.


Conclusions :

Ainsi, il apparaît que la tendance actuelle du secteur est de se diriger vers la généralisation des donneurs d’ordre et la quasi disparition des façonniers français

Phase 1: Analyse fonctionnelle

Suivant la norme NF X50-153, en 3 étapes :




I) Recherche du besoin fondamental :
  • « Bête à cornes »

  • Validation du besoin :
- Pourquoi le produit (tee-shirt) existe-t-il ?

Le Tee Shirt est un maillot en coton à manches courtes qui, comme son nom l’indique, a la forme d’un « T ».
Contrairement aux idées reçues, c’est en France qu’a débuté sa carrière : Porté auparavant en guise de maillot de corps par les classes paysannes et ouvrières, c’est pendant la 2ème guerre mondiale que les américains le découvre.
L’US NAVY, venue combattre aux côtés des français, remarque que ceux-ci ont des sous vêtements confortables et légers : l’Histoire du Tee shirt est en marche !

C’est Hollywood qui fera du tee-shirt une star :
- John Wayne choque ses concitoyens en portant le Tee shirt comme un vêtement de dessus à la télévision.
- James Dean, dans le film « la fureur de vivre », en fait le symbole de la rébellion de toute une jeunesse.


C’est ainsi que dans les années 60, via Hollywood et l’apparition des premières encres sérigraphiques et des techniques de transfert à chaud, le Tee shirt devient un véritable média universel : il soutient le combat du Che, la lutte contre l’Apartheid ou refuse l’usage de la drogue.
Vêtement peu coûteux et offrant une surface d’impression importante, le Tee shirt devient également un outil de communication extrêmement efficace pour les entreprises.

Grâce aux nouvelles matières (viscose, lycra, etc), nouvelles finitions (double piqûre, bande de propreté, etc), nouvelles coupes (encolure en V, moulant, etc) et aux nouveaux grammages, le Tee shirt touche toutes les couches sociales.


- Pourquoi ce besoin (personnalisation de tee shirt) existe-t-il ?

Depuis le 11 août 2007, la loi pour l’autonomie de l’université confie aux présidents d’établissements les rênes de leur budget. Pour récolter l’argent frais dont elles ont besoin, plusieurs facultés –parisiennes surtout – songent à se lancer dans le business des produits dérivés.
Parmi ces produits à coûts modérés, le Tee shirt reste l’un des plus populaires.

Selon Serge Peyre, responsable de la boutique de la Sorbonne : « les polos marqués du blason Sorbonne s’achètent comme des petits pains par les touristes étranger. Et de plus en plus par nos étudiants qui les portent ! » (voir annexe 2 : extrait du journal « 20 minutes »)

De plus, les Tee shirts « personnalisés » permettent aux BDE, lors de l’organisation de soirées étudiantes, de fournir un service en plus: un souvenir sympathique et durable de la soirée !

Enfin, pour les clubs sportifs et autres associations, les tee shirts « personnalisés » permettent d’offrir aux adhérents / équipes, des vêtements aux couleurs et logos du club (pour les manifestations sportives notamment).



- Qu’est ce qui pourrait le faire évoluer ?

1) Fort intérêt des clients pour la personnalisation d’autres vêtements (par exemple vestes, sacs, chaussures, etc)
2) Vente de tee shirts/vêtements personnalisés à des particuliers (création d’une marque)


- Qu’est ce qui pourrait le faire disparaître ?

1) Fin des BDE : Peu probable
2) Fin des association et clubs : Très peu probable
3) Interdiction de la vente de produits dérivés pour les universités : Cette hypothèse ne va pas dans le sens des lois actuellement votées.
4) Plus aucun intérêt de la part du public, pour les Tee shirts : Peu probable
5) Plus aucune matières premières disponibles pour la fabrication de Tee shirts : Peu probable


- Conclusions :

La personnalisation de Tee shirts, basée sur une démarche de « donneurs d’ordres », s’inscrit dans la logique actuelle du marché (voir les conclusions de l’analyse sectorielle en annexe 1).

De plus, le besoin de personnalisation de Tee shirts :
- Existe réellement,
- N’est pas mis en danger par les évolutions envisageables,
- N’a pas de risques avérés de disparition à court et moyen termes.



Le besoin est donc valide.




II) Recherche des milieux extérieurs :
  • Un peu de vocabulaire....

Milieu extérieur : Ce sont les éléments en contact avec le produit

Fonction principale : Fonction pour laquelle le produit est créé et qui assure un lien entre deux milieux extérieurs environnant le produit.

Fonction de contrainte : Fonction qui limite la liberté du concepteur, elle assure une relation entre un milieu extérieur et le produit

Critère : Critère retenu pour apprécier la manière dont une fonction est remplie ou une contrainte respectée.

Niveau : Niveau repéré dans l’échelle pour un critère d’appréciation d’une fonction.

Flexibilité : Ensemble d’indications exprimées par le demandeur sur les possibilités de moduler un niveau recherché pour un critère d’appréciation. On notera :
0 pour impératif, non négociable
1 pour négociation serrée
2 pour négociable
3 pour indicatif




  • Identification des milieux extérieurs

III) Recherche des fonctions :

  • La « Pieuvre » : expression des fonctions

Liste des fonctions :

Fonction Principales :
FP1 : Permettre au client de fournir un tee-shirt personnalisé à ses adhérents / membres

Fonctions contraintes :
FC1 : Résister aux conditions « normales » d’utilisation
FC2 : Respecter l’utilisateur
FC3 : Fournir une aide technique et artistique gratuite au client pour la conception du logo / design
FC4 : Respecter les normes en vigueur
FC5 : Respecter les contraintes de prix de vente
FC6 : Résister aux cycles de lavage / repassage répétés
FC7 : Respecter les délais de livraison

  • Valorisation / Quantification des fonctions :




  • Hiérarchisation des fonctions :
La hiérarchisation permet d’évaluer l’ordre d’importance des fonctions. Elle donne du relief aux fonctions, en les classant à partir de votes pondérés.


Mode d’emploi du tri croisé :

- Comparer chaque fonction aux autres. Pour la fonction FP1, par exemple, il faut la comparer à FC1, FC2, ainsi de suite.
- Indiquer quelle fonction est supérieure à l’autre et préciser son importance. Les notations sont les suivantes :
(1) : Légèrement supérieure
(2) : Moyennement supérieure
(3) : Très nettement supérieureTotaliser le « poids » de chaque fonction verticalement et horizontalement.



Importance des besoins :





Importance des coûts engagés :







  • Valorisation des fonctions :





Quelques conclusions peuvent être tirées de cette valorisation :

- Les fonctions FC1 et FC4 sont des fonctions minimales que l’on retrouve même sur un tee shirt bas de gamme.
Elles représentent 48 % des besoins et seulement 9 % des coûts : il est donc primordial de veiller à ce que le produit respecte ces fonctions.

- Les fonctions FC2 et FC6 représentent 30 % des besoins et 60 % des coûts engagés : il faut donc équilibrer cette équation entre les besoins et les coûts.
Pour cela, il faudrait :
Revoir le grammage des tee shirts à la baisse (grammage de 220 grammes / m² devient grammage de 190 grammes / m²)
Sélectionner une technique d’impression avec le meilleur rapport Qualité / prix (et non pas avec la meilleure Qualité uniquement).

- La fonction F7 a une importance relativement faible par rapport aux autres fonctions, mais représente 14 % des coûts engagés.
Il faudrait donc baisser les coûts issus de cette fonction en :
Reportant ce coût vers notre fournisseur
Revoyant le processus de livraison : le client viendrait retirer sa marchandise dans notre dépôt.

Déroulement du projet

Phase 1 : AVANT PROJET

1) Etude sectorielle

2) Analyse fonctionnelle

3) Etude de marché

- Interview d'André Beirnaert, ancien directeur de l’IFM (Institut Français de la Mode), sur le marché des vêtements personnalisés

- Revue de presse

- Détermination des clients potentiels

4) Analyse de risques

Phase 2 : DEMARCHE CREATION ENTREPRISE

1) Phasage et organigramme des tâches

2) Détermination du statut (SARL, SA, EURL, association, etc.) - Partage du capital

3) Analyse budgétaire prévisionelle

4) Business Plan

Phase 3 : Commercialisation

1) Communication / Publicité

2) Recherche de fournisseurs

3) Distribution

Un peu d'histoire...

Il est né en 1899. Il a traversé tout le XXe siècle, témoin de ses heures joyeuses comme de ses pires désastres. Il fût tantôt la deuxième peau des soldats de la Seconde Guerre mondiale, tantôt celle des vedettes de cinéma.
Imprimé, il devint tour à tour gravure de mode, slogan publicitaire, œuvre d'art, souvenir ou revendication. Il n'a pas eu besoin de disparaître brutalement, comme certaines des stars qui l'ont porté, pour devenir un mythe. Aujourd'hui, plus que centenaire, le tee-shirt est une légende vivante.
Le mot est d'origine anglaise. Le « T-shirt » (tee-shirt en français), est un maillot en coton à manches courtes qui, comme son nom l'indique, a la forme d'un «T». Cependant, contrairement à une idée reçue, le tout début de son ascension se situe en France pendant la Première Guerre mondiale. Porté auparavant en guise de maillot de corps par les classes paysannes et ouvrières, c'est à ce moment-là qu'il devient celui de l'US Navy. En effet, le contingent américain venu combattre au côté des français remarque que ceux-ci ont des sous-vêtements confortables et légers, bien plus agréables que les uniformes en laine qu'il porte. L'histoire est en marche.
Après deux décennies où il s'impose dans l'armée américaine, le tee-shirt débarque en Europe fin 1944 avec les GI's.C'est à Hollywood qu'il devient vraiment célèbre. Des stars comme Marilyne Monroe ou Paul Newman contribuent à le porter au firmament en lui faisant faire le tour du monde. John Wayne choque ses concitoyens en portant ce maillot de corps comme un vêtement de dessus à la télévision nationale. En 1957, il est projeté sur grand écran par Marlon Brando dans "Un tramway nommé désir" et déclenche un tollé général quand il se déchire pour laisser apparaître le torse nu de l'acteur. James Dean, dans La fureur de vivre en fait le symbole de la rébellion de toute une jeunesse.
Dans les années 60, l'apparition des premières encres sérigraphiques et des techniques de transfert à chaud donnent au tee-shirt une toute autre dimension. La possibilité d'être imprimé lui confère le statut de média universel susceptible de véhiculer toutes les passions. Il épouse alors toutes les causes, soutient le combat du Che, lutte contre l'apartheid ou refuse l'usage de la drogue. C'est à cette période que le rock and roll s'en empare pour faire passer son message... mais aussi pour en tirer un profit financier en le vendant à ses fans. La véritable carrière commerciale du tee-shirt a commencé.
Et quelle carrière! Son industrie, créée au début du XXe siècle, sous l'impulsion de ses deux producteurs historiques américains Hanes et Fruit of the Loom est, quelques cent ans plus tard, au beau fixe. Sa vocation publicitaire, celle qui fera de lui le roi du textile promotionnel, apparaît dès les années 30 lorsqu'il assure la promotion du premier film en couleur : Le magicien d'Oz. Mais ce n'est véritablement qu'au cours des seventies qu'il prend son envol dans ce domaine.
Vêtement peu coûteux et offrant une surface d'impression importante, son succès auprès des annonceurs était prévisible. D'autant qu'au fil du temps, les techniques d'impression ont connu des innovations qui les ont rendues plus faciles à maîtriser.
Par ailleurs, porté par les courants de la mode et les exigences contemporaines de qualité, le tee-shirt lui-même a évolué. Nouvelles matières (coton peigné, interlock, viscose, polyester, élasthanne, Lycra), nouvelles finitions (bord côtes, double piqûre, bande de propreté, renfort), nouvelles coupes (manches longues, débardeur, encolure en V, moulant), nouvelles couleurs (uni mode, bicolore, rayures, liseré) et nouveaux grammages, il y en a maintenant pour tous les goûts. Néanmoins, le tee-shirt classique tient encore le haut de l'affiche et représente l'essentiel des volumes imposants qui sont échangés sur le marché.
Outil de communication extrêmement efficace, le tee-shirt donne des couleurs aux entreprises. Il sied à tout le monde et s'adapte à tous les usages. C'est avec la même aisance qu'il fait du stop ou qu'il s'invite à des soirées. Et c'est assurément cela qui fait sa force.

Bienvenue

Voici le blog du projet "découverte UE3" de :
- Jean Baptiste Ratte
- Cédric Launay
- Loïc Dongué

Le thème est le suivant : "création d'une entreprise (ou association) de conception / personnalisation de Tee-Shirt".

Ce blog a pour but de vous faire suivre l'évolution de ce projet.

A Bientôt !