lundi 21 avril 2008

Phase 1 : Etude de marché (Interview journal Libération du 30 août 2006)

Selon André Beirnaert, ancien directeur de l’IFM (Institut Français de la Mode) :

« La customisation recèle une extraordinaire perspective d’emploi dans nos pays éduqués et riches d’une culture de qualité et de service ».

«Un des postulats de la personnalisation […] est que la possibilité donnée à l’utilisateur d’apporter sa touche personnelle renforce sa perception de variété et son intérêt conséquent ».

« Le consommateur européen recherche de plus en plus des produits personnalisés »

« Plutôt que de solder des stocks de vêtements invendus, pourquoi ne pas fabriquer sur commande le produit adapté à la morphologie et au goût de chacun autour d’un choix de tailles et d’options ? »

« La surproduction mondiale et la multiplication des séries génèrent des invendus et des pertes de marges. En France, le poids des soldes et promotions dans la consommation de vêtements en valeur avoisine 30 % en 2006. »

Dans ce contexte, la création d’une entreprise basé sur le modèle des donneurs d’ordre, et ayant pour principale activité la transformation et la vente de tee-shirts « personnalisés », peut s’avérer une démarche intéressante.

Preuve en est la réussite dans ce domaine d’une toute jeune entreprise : La Fraise


La Fraise ? Sans les blogs, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux, ce site communautaire n'aurait sans doute jamais existé.
En trois ans, ce cyber commerce de tee-shirts aura réussi à vendre des centaines de créations aux quatre coins du monde, devenant le lieu de rendez-vous de la communauté des graphistes indépendants.
Créé par Patrice Cassard, un graphiste stéphanois à l'époque sans emploi, La Fraise soumet des idées de créations de tee-shirts envoyées par des internautes à l'avis d'autres internautes qui votent (12 000 à 15 000 votes par mois) pour décider ceux qui méritent d'être imprimés.
Popularisé par le blog de son «patron», longtemps seul employé de cette micro-entreprise, La Fraise n'a cessé de grandir sans jamais dépenser un euro de publicité et affichait cet été un chiffre d'affaires de 100 000 euros par mois.Un conte de fée qui, en juillet, a convaincu un site allemand d'objets personnalisables de signer un chèque de deux millions d'euros à Patrice Cassard pour lui acheter sa petite entreprise en ligne. «Certaines propositions ne se refusent pas, au pire, elles se discutent», commente le patron blogueur sur La Fraise en annonçant sa retraite à... 35 ans

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